Interview Alumni – Portrait 3: Clara Lévi

[Dans la suite de notre série « Interview Alumni », nous avons eu la chance d’interviewer Clara Lévi, ancienne vice-présidente et présidente de SBConsult. Aujourd’hui, elle évolue au sein de la CNJE. Dans cette interview, elle nous dévoile son parcours et nous partage son expérience.]

     1. Peux-tu te décrire brièvement ? 

Je suis Clara Lévi, 23 ans. J’ai été présidente de la junior SBConsult durant le mandat 2019-2020 en parallèle de mes études d’ingénieure en Bioproduction/Qualité à Sup’Biotech et du master en Management de la Technologie et de l’Innovation co-habilité par l’Université Paris Dauphine, Mines ParisTech et l’INSTN. Parmi mes fonctions associatives je suis également auditrice-conseil organisationnel et formatrice en stratégie et pilotage / systèmes de management de la qualité pour la Confédération Nationale des Junior-Entreprises. Enfin, du côté professionnel, j’ai intégré cette année le Mars Engineering Leadership Experience, au sein duquel je démarre en tant qu’ingénieure projet sur le site industriel de Royal Canin à Cambrai (59).

     2. Qu’est-ce qui t’a motivé à rejoindre le mouvement des Junior-Entreprises et plus particulièrement SBConsult ?

SBConsult est une association historique de Sup’Biotech qui réalise des missions rémunérées pour les professionnels des biotechnologies depuis 2011. J’ai découvert l’association dès mon arrivée à l’école et ai tout de suite été motivée par l’opportunité de rejoindre une équipe responsable d’une structure au fonctionnement similaire à un cabinet de conseil étudiant.

     3. Tu as commencé chez SBConsult en tant que chargée développement commercial, pourquoi as-tu choisi ce poste ?

J’ai rejoint SBConsult en février 2018 en tant que chargée de développement commercial dans l’équipe présidée par Léonard Raimbault qui a fait entrer l’association dans le mouvement des Junior-Entreprises. Mon souhait était de développer des compétences professionnalisantes complémentaires à mon cursus en ingénierie des biotechnologies orienté vers l’industrie. Aussi, durant un an, j’ai eu la chance de me former sur des sujets divers incluant notamment la prospection et la communication digitale.

     4. L’année suivante, tu deviens Vice-présidente et ensuite Présidente, pourquoi avoir voulu s’engager dans ce nouveau projet ? Les responsabilités de ces postes ne t’ont pas effrayé ?

Très investie dès la première année, j’ai ensuite occupé les fonctions de Vice-Présidente puis Présidente du mandat 2019-2020 de l’association qui comptait un peu plus d’une trentaine de membres. En effet, je souhaitais profiter de l’expérience offerte par la junior SBConsult pour développer des compétences variées sur l’ensemble des pôles de l’association (qualité, trésorerie, communication, prospection, etc..) tout en apprenant à travailler en équipe à la réalisation d’objectifs stratégiques. Avoir plus de responsabilités n’était pas effrayant mais plutôt excitant, d’autant plus dans cette structure dynamique bien encadrée par l’école. De plus, durant mon mandat, nous avons atteint une étape décisive : celle de passer la marque Junior-Initiative certifiant notre bon fonctionnement interne et notre potentiel de développement vers le niveau d’exigence élevé des Junior-Entreprises.

     5. Qu’est-ce que ces postes t’ont apporté d’un point de vue professionnel mais aussi relationnel ? 

Être présidente permet de développer de nombreuses compétences professionnelles à la fois théoriques et pratiques comme la gestion de projet, le management d’équipe, ou encore le pilotage stratégique et budgétaire qui constituent de réels atouts sur le marché du travail et ont été des points avantageux dans ma candidature au programme MELE de Mars. Du côté relationnel, étant affiliés au plus grand mouvement étudiant de France, les Junior-Entrepreneurs sont amenés à faire de nombreuses rencontres lors des différents congrès saisonniers, évènements des partenaires renommés (BNP Paribas, Alten, Engie et EY) ainsi qu’au sein même de la junior car un mandat est essentiellement une réelle expérience humaine.


     6. Selon toi, quelles sont les qualités indispensables pour devenir Vice-présidente et Présidente ? Et enfin, qu’est ce qui fait un bon président de Junior ?

L’une des qualités indispensables pour être une bonne présidente de junior selon moi est l’adaptabilité. En effet, durant mon mandat j’ai dû apprendre à superviser et travailler avec différents profils et caractères, en étant à la fois en présentiel et en distanciel ce qui a été très challengeant mais avant tout instructif. De plus, je pense qu’il est également important d’adopter un état d’esprit réaliste mais optimiste pour pouvoir motiver son équipe en toutes situations sur la durée. Enfin, un bon manager en junior doit être une personne responsable et honnête qui travaille à la recherche d’un bénéfice mutuel pour l’ensemble de ses parties prenantes : étudiants, clients professionnels, écoles, partenaires etc.


     7. Quelles sont les compétences que tu as le plus développé durant tes années chez SBConsult ? 

Durant mes deux années à SBConsult, j’ai pu m’intéresser à de nombreux sujets allant de la prospection commerciale à la gestion stratégique, administrative et financière d’une association à activité économique. Les points principaux sur lesquels j’ai pu progresser sont le travail en équipe, la prise de décision ou encore la persévérance notamment avec notre objectif de certification Junior-Initiative.


     8. Qu’est-ce que tu retiens de l’expérience chez SBConsult ? 

Mon expérience au sein de la junior SBConsult a été enrichissante personnellement et professionnellement car elle m’a permis de faire de nombreuses rencontres positives à la fois à Sup’Biotech et plus largement au sein des grandes écoles et universités françaises. Ce que je retiendrai en particulier c’est l’importance de reconnaître les efforts de son équipe et de les remercier régulièrement tout en s’intéressant au bien-être et au développement personnel de chaque membre sur l’ensemble du mandat.


     9. Depuis juin 2019, tu es Auditrice-Conseil Organisationnel, pourquoi as-tu voulu t’investir davantage dans la CNJE ?

Au milieu de mon mandat à la présidence de l’association, je me suis posé un nouveau défi personnel : celui de passer le très sélectif Test Auditeur Conseil des Junior-Entreprises. L’objectif était alors d’approfondir mes connaissances dans le domaine légal et la gestion des organisations pour les mettre au service du développement de SBConsult d’une part et de l’ensemble du mouvement CNJE d’autre part.


     10. En quoi consiste ce poste et que t’apporte-t-il ?

Les auditeurs-conseil garantissent le respect de la marque Junior-Entreprise dont les exigences sont détaillées au sein d’une norme et participent au développement des différentes structures du mouvement. En effet, durant une journée, nous devons à la fois évaluer et conseiller les juniors sur la mise en œuvre et l’optimisation de leurs différents processus : gestion des ressources humaines, gestion administrative, activité commerciale, suivi des études ou encore stratégie et pilotage. Aussi, cette activité permet une réelle montée en compétences sur les capacités d’analyse et de communication. Personnellement, j’ai déjà pu réaliser plus d’une douzaine d’audits auprès de structures diverses comme Artemis Junior Consulting des Mines de Douai, XProjets de l’école Polytechnique ou encore JEECE de l’ECE à Paris.


     11. Dernièrement, tu as rajouté une autre corde à ton arc, tu es formatrice Stratégie et Pilotage pour la CNJE, qu’est ce qui t’a motivé à aller plus loin dans l’aventure CNJE ?

Mes études et mon expérience professionnelle sur le système de management de la qualité ont été une vraie révélation et m’ont permis de développer un intérêt certain pour l’amélioration continue. J’ai donc profité des deux mandats pour mettre en pratique ce que j’avais pu apprendre par ailleurs en termes de définition d’orientation et d’objectifs stratégiques ainsi que pour le pilotage basé sur une approche processus assortie de la mise en place d’indicateurs de performance. Suite à cela, étant intéressée par le développement et l’accompagnement des membres de mon équipe et des Junior-Entrepreneurs du mouvement, j’ai alors passé les sélections pour devenir formatrice en Stratégie, Pilotage et SMQ et j’accompagne actuellement une jeune structure sur ces sujets.


     12. Quelles sont les nouvelles compétences que tu as développées ?

Ce nouveau poste me permet d’apprendre à écouter et analyser les structures pour transmettre au mieux l’expertise et les best-practices acquises au travers de mes différentes fonctions associatives et professionnelles. J’apprécie tout particulièrement la relation formateur-formés car celle-ci installe un climat de confiance et d’échange à la fois valorisant et moteur pour la mise en place d’actions de développement concrètes par la junior.


     13. Conseillerais-tu aux étudiants d’intégrer le mouvement des Junior-Entreprises grâce à SBConsult ? Et ensuite de devenir auditeur et pourquoi pas formateur ? 

Je conseillerais sans hésiter aux étudiants de Sup’Biotech de rejoindre l’équipe SBConsult et de poursuivre le travail important qui a été réalisé depuis 2011 et qui a pris un tournant avec l’affiliation de la junior à la CNJE en 2018 puis l’obtention de la marque Junior-Initiative en 2019. S’engager dans le mouvement est ensuite une belle continuité aux années en mandat et assure un engagement fort en tant qu’alumni de la structure. Néanmoins, même si cette expérience amène de nombreux bénéfices à la fois professionnels et personnels, il est primordial de mesurer la responsabilité et l’investissement horaire demandés par le poste visé ainsi que la difficulté à obtenir les précieuses lettres de missions auditeurs et formateurs d’autant plus en étant originaire d’une structure à l’intégration récente.


     14. Quels seraient tes conseils à un étudiant qui souhaiterait intégrer SBConsult ?

Rejoindre une jeune structure comme SBConsult est une opportunité à ne pas manquer ! Cela permet de bénéficier de formations et de faire ses premières armes d’entrepreneur et/ou de manager sans prendre de risques trop importants au sein d’un mouvement étudiant de plus de 50 ans mais toujours aussi dynamique et visionnaire. De plus, pour ceux qui aiment gérer des projets, l’association a un ensemble de problématiques professionnelles intéressantes à traiter sur le long terme comme la gestion interne, l’amélioration des processus ou encore la communication digitale.


     15. Enfin, quels sont tes futurs projets au sein du mouvement ?  

« Jeune présidente retraitée » depuis février 2020, je poursuis désormais mon investissement à la fois en tant que membre du Comité d’Orientation Stratégique de l’association qui veille à la continuité des mandats successifs ; et comme Junior-Entrepreneuse engagée dans les activités de formation et d’audit-conseil pour la CNJE, que je souhaite continuer encore quelques temps pour vivre de beaux moments de partage et monter en compétences sur les notions de pédagogie et de transmission des connaissances.